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Réalisations

Avant-propos

Il est de ces initiatives que l’on prend, spectaculaires sur le moment, mais que l’on tend à oublier dès qu’elles deviennent inscrites dans la réalité; elles semblent alors aller de soi.

Ainsi en est-il des initiatives qui ont été réalisées par les 21 Montréalais et Montréalaises qui, depuis une dizaine d’années, dirigent la Commission scolaire de Montréal. Ces initiatives sont de tous ordres et elles ont en commun d’avoir été soutenues, et bien souvent conçues dès l’origine, non par des administrateurs, non par des gestionnaires, non par des membres du personnel de la CSDM, mais plutôt par l’un ou l’autre des commissaires scolaires de Montréal. À la réflexion, à la suite de débats, le rêve de l’un est devenu le projet du groupe, le MÉMO, et, par la suite, une réalisation de la Commission scolaire de Montréal.

Par ces rêves, les Montréalais et Montréalaises qui forment le MÉMO ont transformé un aspect de la Commission scolaire des Montréalais, puis un autre, puis un autre… de façon telle que, après une dizaine d’années au pouvoir, ils ont produit un changement stratégique dans le développement de la grande institution qui encadre l’ensemble des services pédagogiques rendus aux Montréalais : la Commission scolaire de Montréal.

Dans une perspective de reddition de comptes, sans fausse modestie, avec véracité et…avec une certaine dose de fierté, voici un bilan des réalisations des Montréalais, commissaires du MÉMO à la Commission scolaire de Montréal.

    La réussite des élèves

  1. Jamais la Commission scolaire ne s’était dotée d’objectifs quantitatifs quant aux résultats des élèves. On se contentait généralement de mettre en œuvre des processus pour améliorer la situation sur le plan des résultats, mais on n’avait pas tendance à mesurer la portée réelle de ces mesures sur les résultats. Le plan Réussir, élaboré par chacune des équipes-école et approuvé par les conseils d’établissement, est une initiative du MÉMO qui a amené chacune des équipes-école à se fixer des objectifs triennaux de résultats et à déterminer des moyens d’atteindre ces objectifs.

  2. Annuellement les équipes-école sont amenées à mesurer leur degré d’atteinte des objectifs fixés dans le plan Réussir.

  3. Nous avons initié un processus menant à une intégration plus soutenue et plus efficace de l’informatique dans l’action pédagogique. Ce programme, le Cybersavoir, met l’accent sur la formation des enseignants afin de favoriser une utilisation à forte teneur pédagogique des TIC.

  4. Nous avons réussi à négocier avec l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal une convention collective locale axée sur la stabilité des enseignants. Cette stabilité étant reconnue comme une condition favorisant la réussite des élèves, il fallait mettre fin à la pratique qui pouvait amener un enseignant à changer d’école en cours d’année. La nouvelle règle est fort simple : sauf en des circonstances exceptionnelles, l’enseignant qui est devant une classe le troisième jour de l’année scolaire restera dans cette classe pour le reste de l’année.

  5. Nous avons institué des journées pédagogiques institutionnelles. Deux fois par année, l’ensemble de notre personnel enseignant est appelé à s’arrêter à un enjeu, à un problème sur lequel nous souhaitons attirer l’attention.

  6. Nous avons réduit de façon draconienne le nombre de journées utilisées pour la rentrée progressive des enfants. Alors que toutes les écoles avaient l’habitude de concevoir des projets d’entrée progressive sur 3, 4 ou 5 jours, et ce, pour tous les enfants, nous avons décidé que cette pratique ne pourrait être utilisée que pour les enfants du préscolaire et qu’elle ne pourrait durer que 2 jours.

  7. Nous avons créé un service pour maintenir le contact avec les jeunes qui ont décroché de leur école secondaire. Le SARCA est un service où des professionnels communiquent au moment approprié avec les jeunes qui ont décroché pour évaluer avec eux la pertinence d’un retour aux études dans un programme particulier.

  8. Très peu d’élèves du secondaire arrivaient à réussir les examens pratiques d’admission aux divers programmes de formation professionnelle. C’est que l’évaluation des habiletés manuelles était déterminante; il est évident que les adultes qui se présentaient aux concours d’admission réussissaient mieux cette évaluation que les jeunes adolescents. Le MÉMO a exigé un changement dans l’évaluation; aujourd’hui, tous les élèves du secondaire qui satisfont aux exigences académiques pour entrer en formation professionnelle sont admis.

  9. Nous avons développé le réseau des écoles internationales (Saint-Luc, La Voie, Louis-Riel, Jeanne-Mance); nous avons étendu le service sur le territoire en nous assurant que tous les élèves puissent y avoir accès sans qu’il y ait sélection.

  10. Nous avons aussi développé le réseau des écoles alternatives en autorisant l’ouverture d’un volet alternatif à l’école Charles-Lemoyne et en autorisant le démarrage d’une école primaire/secondaire alternative dans La Petite-Patrie (une première au Canada!).

  11. Nous avons conçu et mis en œuvre une politique d’initiation des élèves à la vie démocratique; cette politique n’implique pas seulement les adolescents et les étudiants adultes, mais aussi les enfants du primaire.

  12. Nous avons conçu et mis en œuvre une politique de la langue française qui prévoit que, partout dans l’école et non seulement en classe, tout le monde parle le français.

  13. Nous avons fortement appuyé le programme « Alternative Suspension » du YMCA. Alternative Suspension est une ressource mise à la disposition des écoles secondaires afin d’apporter un soutien aux élèves qui, pour diverses raisons, se retrouvent temporairement exclus de l’école qu’ils fréquentent.

  14. Nous avons mis sur pied un comité qui révise actuellement toute l’offre de services en vigueur à la CSDM. Ce comité, formé d’experts en provenance de différents domaines, mais aussi des acteurs principaux de l’école montréalaise (enseignants, directions d’école, parents) doit produire ses recommandations en juin 2015.

    Les élèves, l’école et la communauté

  15. Pour favoriser l’implication des jeunes et encourager les conseils étudiants, le MÉMO a créé l’Association des conseils étudiants du secondaire. Cette association s’est dotée d’une structure spécifique. À quelques reprises au cours de l’année, ses dirigeants se présentent devant le Conseil des commissaires et nous avons alors l’occasion d’échanger avec eux autour de divers enjeux.

  16. Nous avons institué le jeune Conseil des commissaires. À l’occasion de la réunion du mois d’avril, chaque commissaire est accompagné de quelques jeunes des écoles secondaires de son quartier qui prennent, ce soir-là, activement part au Conseil.

  17. Pour la production et la distribution des repas aux enfants, nous avons solidifié nos relations avec les organismes communautaires.

  18. Les CPE sont le prolongement éducatif de la mission de la CSDM, raison pour laquelle nous avons cédé de nombreuses parcelles de nos terrains et de nos cours d’école afin d’y construire des CPE.

  19. Nous avons pris activement part, dans les quartiers où RRM finance des projets, aux tables de concertation où sont prises les décisions concernant la répartition des sommes, et nous avons convié nos partenaires communautaires à être partie prenante de ces prises de décision.

  20. Nous avons développé le concept « d’école communautaire », une école qui repose sur l’équipe-école, mais qui devrait pouvoir mettre à contribution les différents acteurs du quartier et du milieu. Pour donner forme à ce concept, nous avons créé les comités de quartier scolaire où siègent des parents, des directions d’école et des représentants d’organismes communautaires du quartier.

    L’engagement en faveur des parents

  21. Nous avons conçu une politique sur les frais chargés aux parents. Cette politique met l’accent sur la nécessaire réduction du coût des effets scolaires. Elle abolit l’obligation souvent faite aux parents d’acheter tel ou tel produit et, en cohérence avec la politique de l’environnement, elle encourage les parents à réutiliser les règles, crayons et effaces que les enfants utilisaient l’année précédente. Dans les lettres envoyées par les directions d’école aux parents au début de l’année, on insiste sur la pertinence de réutiliser les règles, crayons et effaces encore en bon état.

  22. Nous avons institué des rencontres de membres de conseils d’établissement et d’OPP de l’ensemble des écoles de la Commission scolaire.

  23. Pendant longtemps, nous avons refusé d’augmenter le prix des repas à l’école. Dans les faits, en 2011, les parents payaient exactement ce qu’ils payaient en 1990. Pour l’année 2012-2013, nous avons été obligés de hausser le prix des repas, mais nous avons fait cela en concertation avec les parents qui ont compris qu’après 20 ans, il fallait faire quelque chose.

  24. Nous avons conçu une stratégie pro-parent pour améliorer les communications entre les parents et les divers intervenants de la Commission scolaire et pour favoriser la participation des parents à la vie de l’école.

  25. Nous avons fait en sorte que les parents puissent payer les services de garde par Internet : fini le temps de remettre de l’argent dans une enveloppe pour les enfants!

  26. Nous avons créé la ligne info-CSDM qui permet aux parents d’avoir accès à une information précise en réponse à leurs questions. Bon an, mal an, des milliers de parents utilisent ce service.

  27. Avant même que la loi ne nous y oblige, nous avons créé le poste d’ombudsman. Celui-ci reçoit et gère les critiques et les plaintes tant des parents que des élèves adultes et du personnel. À la fin de l’année, l’ombudsman formule au Conseil des propositions d’action que nous cherchons à mettre en œuvre.

  28. Avant même que la loi ne nous y oblige, nous avons intégré au Conseil des commissaires un parent représentant spécifiquement les parents d’élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage.

  29. Nous avons conçu et financé les postes d’intervenant communautaire et social. Ces personnes améliorent les relations entre l’école primaire et les parents.

  30. Dans Hochelaga-Maisonneuve, le Sud-Ouest et la Petite-Patrie, nous nous sommes associés à des acteurs locaux pour mener à bien une action mobilisatrice visant à soutenir la persévérance scolaire.

  31. Nous avons empêché une vague de fermeture d’écoles en défendant la nécessité de conserver nos écoles de quartier et en développant la capacité d’accueil des écoles primaires dans les quartiers où augmente la population scolaire.

  32. Nous avons soutenu et accompagné les parents du quartier Pointe-Saint-Charles qui souhaitaient mettre sur pied un volet alternatif à l’école Charles-Lemoyne, et actuellement, nous soutenons et accompagnons d’autres groupes de parents dans le Mile End, la Petite-Patrie, Villeray, Hochelaga-Maisonneuve et Mercier-Ouest qui souhaitent mettre sur pied de nouvelles écoles alternatives.

  33. Nous nous sommes associés aux parents qui ont mis sur pied la Coalition pour des écoles saines, Coalition qui a contribué au déblocage des projets de reconstruction des écoles Baril et Saint-Gérard.

    Le parc immobilier

  34. Le plan de réinvestissement dans nos établissements, plan défini par le MELS, ne nous permettait jamais de faire de belles écoles. Nous avons soumis au MELS un plan d’accélération des investissements immobiliers, projet que le MELS a accepté et, de ce fait, à l’intérieur d’un échéancier de 10 ans, nous aurons complété l’ensemble des travaux permettant de redonner fière allure à nos écoles.

  35. Nous avons initié le programme de réaménagement des cours d’école. À la suite de notre action, le MELS a conçu un plan de financement de telles initiatives. Nous avons bonifié les investissements du MELS.

  36. Nous avons conçu le programme « Corvée au Net ». Tous les ans, dans une vingtaine d’écoles, des bénévoles s’activent pendant une journée ou deux et embellissent, aménagent, nettoient, etc. un espace dans l’école : ce peut être une classe, la bibliothèque, la cour… Ces bénévoles, ce sont des parents, des grands-parents, du personnel de l’école et, souvent, des étudiants en formation professionnelle. Ces gens investissent leur temps et la Commission scolaire fournit les matériaux : peinture, pinceaux, balais, etc.

  37. Nous avons créé un comité du Conseil qui analyse les contrats octroyés à des firmes avant que ces contrats ne soient soumis au comité exécutif ou au Conseil des commissaires.

  38. Nous avons conçu et mis en œuvre une politique d’économie d’énergie. Cette politique fait en sorte, par exemple, qu’après une minute d’arrêt, les camions s’éteignent automatiquement. Autre effet : les 25 000 ordinateurs de la CSDM tombent en mode veille la nuit. Plus encore, cette politique d’économie d’énergie s’applique dans tous les cas de rénovations d’écoles.

  39. Nous avons conçu une politique sur l’environnement dont certains effets sont majeurs : multiplication des écoles Brundtland, révision de la consommation d’énergie, aménagement de toits blancs…À sa réunion du mois d’avril, quand les commissaires sont accompagnés de jeunes de leur quartier, le Conseil des commissaires est saisi d’un rapport sur les progrès faits dans la mise en œuvre de la politique sur l’environnement.

    Les « relations extérieures »

  40. Au Comité de gestion de la taxe scolaire, nous avons mené une bataille pour que la CSDM soit reconnue à sa pleine mesure. Ainsi, la CSDM a même présidé cette institution pendant quelques années.

  41. Nous avons exercé des pressions pour que la nouvelle loi sur l’organisation scolaire au Québec permette un lien plus soutenu entre les écoles et la Commission scolaire, un lien qui met l’accent sur des responsabilités partagées et, surtout, sur l’efficacité et l’imputabilité de toutes les structures.

  42. Nous avons intensifié nos relations avec les autres commissions scolaires francophones du Québec et les autres provinces du Canada. Nous avons pris notre place au conseil d’administration de l’ACELF (Association canadienne d’éducation de langue française). Pour la première fois, nous avons accueilli à Montréal le congrès de l’ACELF en 2011.

  43. Nous avons multiplié les pressions sur le gouvernement du Québec pour obtenir le financement nécessaire à la construction de salles de spectacle à l’école FACE, à l’école Saint-Luc et à l’école Joseph-François-Perrault. Nous avons aussi fait de nombreuses démarches pour voir aboutir des projets tels que la construction d’une école des métiers de l’horticulture au Jardin botanique et la construction d’un gymnase à l’école Saint-Jean-de-Matha.

  44. Nous avons initié des campagnes pour favoriser la sécurité des élèves aux abords des écoles. Par la représentation auprès d’élus municipaux, la signature de pétitions et de lettres, nous avons aidé à produire des changements en ce sens.

  45. Nous avons adopté une résolution contre le virage à droite sur le feu rouge.

  46. Depuis plus de 40 ans, la CSDM a soutenu de façon exemplaire la mission des centres d’éducation populaire qui sont sur son territoire en leur offrant des baux gratuits dans ses bâtiments excédentaires et en leur accordant des subventions. Or la situation financière actuelle fait en sorte qu’elle a dû se résoudre à mettre fin aux baux gratuits de même qu’à l’octroi de subventions. La CSDM a cependant choisi d’accompagner les centres d’éducation populaire dans cette phase de transition en participant activement aux négociations avec le MELS qui devraient, à terme, permettre aux CEP d’assurer leur survie.

  47. La CSDM a toujours été sous-financée en transport scolaire. Le MÉMO a réussi à convaincre le gouvernement que son modèle de financement ne répond pas aux besoins réels de nos élèves, entre autres les EHDAA. Une table de travail CSDM‑MELS a été créée afin de corriger cette situation.

  48. Nous avons déposé un mémoire dans le cadre de la consultation de la Ville de Montréal relativement au Plan de développement de Montréal («Demain Montréal »). Dans ce mémoire, nous avons fait valoir la priorité que devraient constituer le milieu scolaire et la réussite des élèves pour le développement de la métropole. Nous avons insisté sur l’importance de s’assurer d’avoir des espaces de scolarisation dans le développement de sites tels que Griffintown et Blue Bonnets.

  49. Les commissaires du MÉMO ont déployé de nombreux efforts pour favoriser le maintien des familles à Montréal. Le mémoire déposé sur le Faubourg Contrecœur l’illustre bien : dans ce mémoire, nous faisions état de l’importance de construire des logements familiaux abordables en grand nombre sur ce site.

  50. Nous avons présenté un mémoire à l’arrondissement de Mercier—Hochelaga-Maisonneuve concernant l’utilisation de la nouvelle piscine intérieure qui a récemment ouvert ses portes dans Tétreaultville. Il fallait offrir aux élèves des activités de formation liées à la pratique des sports aquatiques. Cela a mené au programme « Nager pour survivre », au Triathlon institutionnel de la CSDM ainsi qu’à une formation en sécurité et en secourisme aquatique.

  51. Nous avons développé des liens plus étroits avec des élus municipaux et des acteurs du domaine de la santé. Nous avons créé avec eux une corporation pour promouvoir une cité des métiers. De plus, avec ces mêmes acteurs, nous avons conçu un plan d’action pour assurer un système alimentaire montréalais équitable.